L’une des clefs du succès d’un réseau social communautaire est les rencontres réelles entre les membres.
Ces rencontres, qui ne s’opposent pas à celles virtuelles, mais qui les prolongent et les complètent, importent car elles mettent au contact des personnes qui ont besoin de se rencontrer « physiquement ».

Implic’action démultiplie de plus en plus ces rencontres. Elles sont dans la majorité des cas synonymes de rencontres de travail. Le but est de nous mettre autour d’une table pendant une à deux heures en gardant comme fil directeur : « qu’est-ce qui peut dans ce que nous faisons servir pour retrouver un emploi le plus rapidement possible et dans les meilleures conditions ». Le fonctionnement d’une réunion revêt souvent cette apparence. Dès le tour de table, le travail commence, car il ne s’agit plus d’être entre hommes du monde qui se gaussent de ce qu’ils ont fait et s’illusionnent sur ce qu’ils feront, mais bien de travailler sa présentation personnelle.
En effet, beaucoup d’entre nous semblent ignorer que « la première impression est la bonne surtout quand elle est mauvaise ». C’est la raison pour laquelle il ne faut pas nous louper quand nous commençons à parler de nous-mêmes. D’emblée, ce que nous posons comme paroles est définitif. Ne croyez pas qu’il vous sera donné une seconde chance. Ne pensez pas que dans cette affaire il y a un premier tour de chauffe. Non ! Ce que vous dites de vous tout de suite est rédhibitoire parce qu’il conditionne l’écoute ou la non-écoute de vos interlocuteurs. Votre premier mot c’est vous ; acceptez-vous qu’il soit approximatif et sans intérêt ? Surtout s’il s’adresse à un recruteur qui en voit mille et cent des comme vous, surtout s’il est destiné à un employeur qui n’a pas le temps…
A cet instant de la présentation, toutes les personnes présentes participent aux corrections à apporter. Ce que mettent en lumière ces séances collectives de rectification, c’est que ce que nous modifions de la présentation des uns et des autres convient aussi pour soi-même. De fait, il est inutile de se juger différent ; ce peut être même dommageable pour soi-même. Car il est une vérité sociale : c’est que les choses les plus personnelles sont les plus universelles. Une fois admise cette évidence, les implic’acteurs peuvent travailler en toute confiance. Ils savent qu’ils n’ont rien à cacher parce que tout le monde se vaut… et se vaut bien. C’et pourquoi la gêne naturelle de s’exprimer en public s’estompe lors de ces réunions parce que domine un vrai et sain sentiment d’entraide. Nous sommes entre nous pour nous en « sortir ».
Implic’action programme de telle rencontre de travail autant que de besoin ; pour connaître les prochaines dates, contactez votre implic’actif correspondant local.
Thierry Lefebvre





